Pollution Liégeoise…

Une fois de plus, la nouvelle est tombée : “La qualité de l’air belge est l’une des plus mauvaises d’Europe”. (01/02/16)

http://www.lalibre.be/actu/sciences-sante/la-qualite-de-l-air-belge-est-l-une-des-plus-mauvaise-d-europe-56ae66df3570fdebf5a12845

Cette information n’est pas neuve. Une simple recherche sur un outil internet permet de retrouver une foule d’articles, avec les mots-clés “Belgique polluée” . On se rend vite compte que cette place sur le podium, ne date pas d’hier.

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est que l’on pointe directement, et sans ambiguïté, le moteur diesel et ses particules. On pensait que l’industrie était un des principaux générateurs, et que son malheur en période de difficultés économiques aurait au moins un côté positif. Si cela est le cas, on ne peut pas dire que ce soit vraiment marquant.

Le moteur diesel coupable, donc ? Oui. Mais attention. Simplifier à outrance en montrant du doigt un type de moteur, et en en privilégiant un autre, serait techniquement assez simpliste. En effet, un moteur diesel récent (1) n’a rien de comparable avec un moteur ancien, qu’il soit essence ou diesel. Bien sur, ces artifices techniques permettant de limiter les pollutions diverses ont leurs limites, et il serait tout aussi faux de propager l’idée que subitement, les moteurs soient propres. Et il serait tout aussi pervers de vouloir faire glisser toute la production automobile vers l’usage du moteur essence, celui-ci générant, et largement, d’autres pollutions, dont le CO2 n’est pas le moindre. Déjà en 2009 on relevait certains « essence » plus polluants que le diesel, pourtant moins bien équipé qu’aujourd’hui.(5)

On peut ajouter à ces polluants, d’autres pollutions moins évidentes, mais tout aussi dangereuses pour la qualité de vie en ville. Les polluants liés aux fuites, usures diverses (freins, pneus..), débris et dégâts divers, emprise sur les espaces de vie, sécurité… et bruit. Ce bruit qui devient même une des premières raisons des plaintes urbaines.

Et la voiture électrique, me direz-vous ? Bien sûr. A priori, cela soigne partiellement ces aléas. Bruit, émissions directes. Mais on risque fort de ne rien régler du tout en ce qui concerne la mobilité, l’usage de l’espace public. Cela risque même d’empirer avec cette illusion d’auto propre. Sans compter que l’électricité, il faut la produire, la stocker, et la vendre. Et qu’aujourd’hui, sa tarification est basée sur un usage ménager ou industriel.

Revenons donc à la racine de cette question : l’auto pollue-t-elle ? De manière simpliste, en négligeant l’énergie grise de sa construction et de sa durée de vie, non. En fait, c’est le kilomètre roulé qui pollue. Si on ne roule pas, on ne pollue pas. Au point qu’on a même inventé un système “Start & Stop” pour que le moteur se coupe à l’arrêt, et que la loi vous demande de stopper votre moteur lorsque vous êtes stationné (L’article 8.6 du code de la route prévoit que «les conducteurs doivent en outre veiller à ne pas laisser le moteur en marche au point mort sauf en cas de nécessité.» Un article, entré en vigueur en 2014).

Donc, condamner un type de moteur, de voiture, est à priori une erreur, si cette auto roule peu, par rapport à une auto “propre” qui roulerait énormément. De même, l’endroit et la raison pour laquelle roule cette auto sont importants à considérer.  Personne à mobilité réduite ? Transport collectif ? Transport de colis volumineux ? Solutions alternatives existantes ?

Imaginons donc, que l’auto soit détaxée, mise à part la TVA, et que l’on reporte l’entièreté de la recette fiscale perdue, sur une taxation du kilomètre. Cela permettrait certes aux plus nantis d’acquérir plusieurs autos, éventuellement plus adaptées au moment, aux besoins, mais cela permettrait surtout de baisser le taux de pollution, que subissent tous les urbains.

Commercialement, cela permettrait d’avoir l’appui des lobbys “auto” (La FEBIAC montre des signes positifs (2) à ce sujet). Cela permettrait aussi l’utilisation de véhicules plus adaptés en cas de nécessité de déplacements automobiles urbains, et de laisser le break pour les charges de la semaine au garage. Bien entendu, l’auto de société (qui sert à tout, sauf à la société), kilométrage et frais offerts, est à remettre en question. Elle bloque énormément le débat, tant le nombre de personnes en bénéficiant est important.

Imaginons ensuite, avant de chercher à freiner un outil que l’on maintient obligatoire ou presque, à créer des alternatives crédibles. Rail, transport urbain performant, parkings de périphérie en sont des éléments-clés. Mais également, un oeil attentif sur les besoins de l’habitant Liégeois en terme de “places réservées aux riverains”.

Enfin, notre gestion du territoire doit impérativement cesser de promouvoir cette pseudo liberté de construire à peu près n’importe où. Zone autorisée ou pas, construire loin de tout, à des dizaines de kilomètres parfois de son travail, loin des commerces, gares, ou facilités diverses, n’est pas une solution d’avenir. On ne pourra pas éternellement compenser ces choix individuels douteux par des infrastructures supplémentaires. La communauté ne peut pas payer le financement des impétrants, des routes, et de la sécurisation de ces zones d’habitation. Vivre autour d’un noyau, est socialement, économiquement et écologiquement évident et nécessaire. Loin de moi l’idée de condamner des choix du passé, posés avec des données et une perception différente. Mais aujourd’hui, continuer dans ce sens, c’est franchement faire l’autruche.

Et dans l’immédiat ? Pour nos villes qui deviennent petit à petit irrespirables, et concentrent parfois la pollution générée par ceux qui n’y vivent pas, mais viennent néanmoins y travailler ou y flâner ? Il faut à mon avis se concentrer d’abord sur des solutions simples à mettre en place, mais également rapides à installer. L’urgence sanitaire est telle qu’il faut se concentrer dans un premier temps par des actions réalistes, finançables, et très rapidement mises en place. Et par-dessus tout applicables par le niveau politique communal, ou régional.

Voici donc, ce que je propose…

  • Apaiser la ville. Se lancer, pied au plancher, sur une artère qui parait large, dans un couloir encaissé, est probablement la manière la plus efficace de polluer et de générer du bruit. On peut penser aux quais, à Fontainebleau, …   Installer des radars, repenser des voiries trop larges connectées en amont et en aval à des goulots, souligner les passages pour piétons ou les zones mixtes, promouvoir les zones de rencontre. Et, à défaut de parvenir à imposer le “30 Km/H” en ville (ce que le conseil communal liégeois n’a pas eu l’air de vouloir suite à la question de Mr Kretels au conseil communal du 25/01/16), au moins l’instaurer dans les rues transversales aux grands axes, et dans les quartiers ! Cela simplifierait également la signalisation des zones “30”. Ce qui porte ses fruits dans d’autres grandes villes, peut également bénéficier à Liège.

zone30

  • Instaurer une vignette “Eco label”. Tout en reconnaissant la limite de ce genre de vignette, il est évident que certains moteurs polluent trop. Interdire l’accès à la ville par les plus polluants me parait une bonne idée. Les villes allemandes l’utilisent, (Aachen à partir du 1/2/2016). eco vignetteLe système allemand donne donc un accès aux véhicules diesel post 2006, et essence post 1998 (sauf ancêtres). Cela n’a donc pas un énorme impact, mais peut renflouer les caisses (+/- 14 €) tout en limitant le nombre de voitures polluantes.

 

  • La région wallonne est responsable pour la perception de la taxation automobile, taxe de mise en circulation et taxe de circulation. On constate très vite dans ses tarifs que l’on peut agir un peu sur ces paramètres. (3). Mais surtout qu’un « faux » utilitaire bénéficie du permis de polluer, a accès à la ville, et ne paie pas de TMC (taxe de mise en circulation). Hummer-H3T-Alpha-Pick-up-20150522081650Il bénéficie, de plus, d’une taxation allégée. Si pour les petits utilitaires, le bénéfice est moindre, pour les très gros moteurs, il est énorme. Et cela est d’autant plus scandaleux que ces véhicules sont rarement pourvus de dispositifs anti-pollution corrects. Leur utilisateur ne doit fournir aucune attestation professionnelle, aucun registre de commerce. Le véhicule peut même, si la zone de chargement est assez longue en surface, avoir 5 places assises, et avoir sa zone de chargement… inutilisable ! Il y a là, une réelle injustice, doublée d’une pollution accrue. Le nombre de camionnettes à la limite du déclassement, ou d’utilitaires de loisir n’est pas négligeable. Ce type de véhicule passe à travers pas mal de mailles du filet… On montre du doigt quelques SUV  au moteur pourtant optimalisé, et on laisse largement pire rouler dans nos centres villes. On peut aussi ajouter les entreprises qui préfèrent transporter à l’aide de tracteurs agricoles pour éviter certaines taxes, ou les sociétés de transport scolaire qui rachètent de vieux bus allemands pour contourner une législation bancale (des véhicules jamais immatriculés étaient exigés, pour garantir leur modernisme. Acheter un ancien bus allemand, c’est respecter cette demande. Le véhicule n’a jamais été immatriculé,… en Belgique)  et enfument donc les villes. Enfin, et le plus vite possible, faire glisser la taxation « voiture fixe » vers une taxation « voiture qui roule ». Bref, pollueur payeur, taxe au kilomètre…
  • La qualité du transport public est primordiale. Je ne vais plus m’étendre ici sur la pertinence d’un réseau de tram (4) ou de la performance nécessaire du maillage bus/REL. Mais si on veut baisser le flux automobile, et rendre crédible ces actions, il faut des alternatives. Et aujourd’hui, au vu du prix et de la piètre qualité du transport offert par le bus, je ne vois aucune raison logique d’abandonner l’auto en ville, à l’exception de ma volonté de vouloir prendre l’air, de préférer la marche ou le vélo. Mais voilà… faudrait-il que cet air soit un chouia propre, et le vélo réalisable sans risquer sa vie à chaque carrefour.
  • Une voiture stationnée, avec moteur qui tourne, c’est interdit depuis 2014. Appliquer la loi serait une première à ce sujet. Comme toutes les incivilités, celle-ci est réellement très éprouvante pour qui habite près d’une école, d’une boulangerie, d’un bureau de poste.

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  • Une politique urbaine qui prend à bras le corps ce problème. Non plus guidée par une unique vision commerciale de la ville qui serait liée à son accessibilité en auto venant de l’extérieur, mais bien par la qualité qu’elle peut offrir, en terme de plaisir d’y flâner, ou d’y vivre. Il est édifiant que les commerçants les plus attachés à l’auto en ville sont justement ceux qui n’y vivent pas. Or, des urbains en nombre, heureux de vivre en ville, ce sont autant de clients potentiels. Et aujourd’hui, tant qu’à prendre l’auto, ils préfèrent en masse, aller en périphérie. Un comble, non ?
  • Des capteurs de pollution, disposés à des endroits clés. Ces lieux seraient choisis à cause de la densité de population. On pourrait même imaginer des capteurs mobiles, pour tirer des statistiques transparentes, diffusées, et agir ponctuellement avec une force et des moyens appropriés. Je ne suis pas sûr que les capteurs actuels donnent une juste idée de la situation. On meurt, à Liège. Aussi à cause de la pollution.

Voici donc mes petites idées. Elles peuvent paraître simplistes. Pourtant, je les crois crédibles, discutables à un niveau communal avec une aide régionale. Un peu de bonne volonté, un budget maîtrisable, et un coût insignifiant. Pour un très gros résultat : une santé publique améliorée, une ville attractive. Un plaisir d’y vivre, quoi…

Alain

 

EDIT :

Tous les matins, les radios de la RTBF nous parlent mobilité… et 100% du temps offert à cette mobilité parle de la circulation automobile. Et ce n’est pas anecdotique, en terme de durée. Police, cellule mobilité, speaker, ….  En revanche, pas un mot sur le bus, le train. Aucune tentative de modifier les comportements. Voire même parfois, juste l’inverse…

Je relève aussi un article sorti ce 02/02/16 : http://www.todayinliege.be/Une-strategie-pour-diminuer-la

(1) http://www.auto-moto.com/actualite/environnement/antipollution-la-norme-euro%E2%80%AF6-pour-les-nuls-20231.html#item=1
(2) http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_febiac-une-taxe-au-kilometre-serait-plus-intelligente-que-les-taxes-actuelles?id=8197274
(3) http://www.wallonie.be/fr/taxe-de-circulation
(4) http://tramliege.be/

(5) http://www.iew.be/spip.php?article4624

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Le Master Plan – Sainte-Marguerite. On en parle ?

urbAgora s’est procuré le master plan du quartier. Il touchera tout l’axe Cadran – Burenville, et bien plus encore ! Revitalisation, arbres, allées, voiries revues.

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Ce projet doit aboutir. On en parle ?   Voici le plan : http://urbagora.be/misc/sainte-marguerite/20150320_Masterplan_Sainte-Marguerite.pdf La page dédiée sur le site de l’ASBL : http://urbagora.be/agenda/GT/gt_sainte_marguerite.html Et la page Facebook : https://www.facebook.com/events/662391887239468/ On peut en parler ce Samedi 25/04/15 à 10h00, en faisant le tour du quartier ? Départ à partir des arrêts de bus du cadran. Inscriptions par mail (secretariat at urbagora point be) , ou via l’événement Facebook.

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Sainte-Marguerite haut… Il y a comme un bug dans le suivi « propreté » du quartier…

WP_20141120_010Il y a à Liège, des quartiers plus aisés, d’autres plus complexes. On le sait, on ne peut nier leurs qualités, leurs défauts, et il est difficile de gommer le parallèle existant entre la paupérisation et les incivilités. Mais…  Il est évident que des pans entiers de certains quartiers sont oubliés, ou mal organisés dans leur tournée de nettoyage. Tout comme il est clair que la diminution de la capacité de la police de proximité ne rend pas service…

Ceci entrainant donc cela, c’est le cercle vicieux. Certains quartiers voient leur immobilier se dégrader, ses habitants plus « à l’aise » fuir, et donc… le loyer devenir plus accessible et le bâti à nouveau morcelé ou laissé sans entretien. On accélère donc la concentration des problèmes en un seul lieu. Je ne pense pas que ce soit voulu, mais les conséquences sont dramatiques.

Je parle donc ici (encore) de Sainte-Marguerite ‘Haut’. Je vais prendre en exemple un bout de rue, à très haute fréquentation. (Rue Dehin, Haut-Pré). Une entrée de ville, qui voit le passage régulier de voitures de police, de personnel de la ville, de témoins divers se rendant plus profondément en ville… et particulièrement sale, d’une manière constante. Vraisemblablement, les services de nettoyage l’ont même oublié dans leur agenda.

Pendant des années, les habitants ont nettoyé eux-mêmes, se sont rendus au « Parc à Container » avec les plus gros éléments. Mais depuis peu, les énergies s’épuisent… Ou ont déménagé. On ne parle plus de « dépôts clandestins ». Mais d’incivilités sur les trottoirs même, devant l’habitat, ou de dépôts qui sont devenu l’habitude, la normalité, aux yeux de tous. Chaque jour, de nouveaux détritus… qui restent PLUSIEURS semaines avant d’être ôtés, ou de s’envoler..  Certains détapissent même en jetant le tout par la fenêtre. Et le tas reste là, le vent faisant une partie du travail de déblai…

On tournera aussi le regard pour ne pas voir les vidanges qui se font dans le caniveau….

WP_20150210_001  (1)Le plus rageant ? C’est d’avoir du se battre… pour ne pas payer une amende pour quelques herbes…  Sisi…

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Nid de vipère, vraiment ? Pourquoi ?

Verviers… Le terrorisme… Les intégristes…

Quelle immense perspective pour tous ceux qui ne voient que la conséquence, qui la relaient, et en font une raison incontournable d’imposer tout ce que la liberté ou le respect de la vie privée refuserait. Car la conséquence immédiate et évidente, c’est la peur. C’est aussi le but de ces actes barbares. Y succomber, sans respirer et prendre un peu de distance, c’est aussi encourager ces actes absurdes. Si je me suis senti « Charlie », c’est aussi parce que déambuler en masse, c’était pour montrer que la peur et la terreur n’avaient peut-être pas gagné, et que je reste libre de penser, et de débattre. Car ce qui est odieux, c’est le terrorisme, la barbarie, le fascisme, la violence. Ce n’est pas tel ou tel voisin, telle ou telle « gueule » qui ne nous revient pas.
En revanche, il est intéressant de se poser la question suivante : pourquoi une telle extrémité dans la brutalité peut-elle éclore, faire des émules, se répandre aisément. Pourquoi la retrouve-t-on parfois concentrée, ou trop facilement virale dans certains endroits. La pauvreté, le désœuvrement, la recherche d’une identité, d’un guide,… On énumérera des tas de raisons, de causes. Mais les gens qui en arrivent là, trouvent probablement un objectif qu’ils n’ont jamais trouvé dans leur cadre de vie. Cela, n’excuse en rien les actes ignobles, ne me faites pas dire ce que je n’essaie même pas de suggérer. Mais cela peut l’expliquer.
Alors, oui, à mon avis, l’armée (l’ex gendarmerie de la Défense Nationale ? Un détachement spécialement formé, y compris psychologiquement ? Dans quel cadre budgétaire en période de vaches maigres ? ) peut remplir une mission immédiate, sécuriser des endroits, et… rassurer. Mais au-delà de cela ? Que se passe-t-il dans les quartiers populaires pour d’une part mieux « humer » la situation, et d’autre part, offrir un autre cadre et un autre objectif aux habitants défavorisés (sous plusieurs formes) ? Va-t-on renforcer la fonction publique de proximité ? Rouvrir les commissariats de quartier ? Oser réinvestir dans les animations, les éducateurs de rue ? Ouvrir des endroits pour les comités de quartier sans lieu de débat ? Bref, désamorcer à la base, promouvoir les mouvements de jeunesse, le sport pour tous ? Et mieux encore, repenser cette austérité qui noircit à ce point le lendemain, que la vie même ne fait plus rêver beaucoup de citoyens ?
Et enfin, comment ne pas être frappé par la pauvreté, et la concentration de problèmes sur un même lieu, une même ville, voire un seul quartier. L’exode urbain est un facteur aux conséquences énormes, dont peu de gens ont conscience des conséquences. J’ose affirmer que c’est, aujourd’hui, une des raisons principales de pas mal de maux. La paupérisation des villes est principalement due au fait que les classes plus aisées, habitent sur d’autres communes. Celles-ci s’enrichissent donc, sans avoir (trop) d’inconvénients. Et tout s’emballe : le cout des énergies et du transport, les problèmes de mobilité, le cout du service public, la fiscalité, le besoin de voiries, la défense de l’auto de société, la chute de la SNCB, l’absence de débat urbain… Cela se répercute sur les villes, qui ont une concentration élevée d’habitants, moins aisés, et qui doivent malgré tout subir les augmentations tarifaires diverses engendrées par la rurbanisation. Le bilan est assez dingue, si on pense même aux impacts sur la santé de ce phénomène. Et également sur l’énergie disponible pour faire évoluer les choses…

Les villes essaient donc de redorer un peu leur aspect, pour attirer à nouveau « la classe moyenne » en son sein. Pas facile, de ménager mobilité douce et bagnole de société, rêve de 4 façades, et densité. Puis, il faut un peu de paillettes, là-dessus. Et cela doit être propre, sécurisant. Les commerçants le réclament. Mais voilà… ceux-ci y habitent rarement, dans la ville. Une fois leur tas de cartons déposés, ils s’en retournent respirer leurs campagnes, où ce qu’il en reste. Ils ne voient donc pas autour de leurs commerces, à quelques centaines de mètres… leurs clients qui se sauvent, tout comme eux, habiter la périphérie, et donc… ne plus être leur clientèle. Ils se plaignent des SDF, ou des « drogués » qui ternissent leur artère commerciale. On peut le comprendre… mais ceux-ci s’en vont donc un peu plus loin… dans les quartiers où on habite. Où on habitait. On a rien réglé. Tout autour, cela se meurt. Ils n’iront de toute façon pas plus loin…. Ils ne seront de toute façon pas plus riches, ou convaincus.
Et cet « autour-là » devient peu à peu des quartiers paupérisés, un peu négligés, où on balaie rarement, où on ne fera pas « du tram », et où vont se concentrer une grande part de gens avec un avenir bien sombre. Car ce que les statistiques ne disent pas, c’est que si « un jeune wallon sur quatre est pauvre » (on rencontre ce genre de slogan à toutes les sauces, y compris pour les enfants lors de l’opération média « Viva for Life »), c’est qu’ils se trouvent pratiquement tous… aux mêmes endroits. Ben oui… Je ne voudrais pas noircir, mais vous voyez où je veux en venir ?

Oui à l’immédiat, aux gestes courageux pour empêcher ce terrorisme odieux. Oui. 5 fois oui. Mais attention, en amont, une politique de gestion du territoire global me paraît également très urgente. Il faut une autre politique urbaine. Il faut une autre fiscalité. On a besoin de cohérence, vite. D’autant que les maigres efforts d’amener ce débat au gouvernement Wallon, m’ont l’air bien compromis.

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Rue de Hesbaye, Place Eugène Houdret, Vélo et refonte du quartier…

Paru dans le « Salut Maurice », périodique du quartier Sainte-Marguerite….

Une nouvelle rue dans notre quartier ?

Oui. On peut le dire. La partie « haute » de notre quartier va bénéficier d’une nouvelle rue. Nouvelle, parce que sa rénovation va entraîner plusieurs changements assez marquants dans la mobilité et l’apaisement de notre quartier. On peut même espérer qu’elle annonce une série de rénovations ou de modifications de voiries (rue Sainte-Marguerite haut, avenue de Fontainebleau…). Cette entrée de la ville, densément peuplée est fortement chargée d’un trafic automobile croissant, et mérite donc une attention particulière en raison de la particularité des différents modes de transport qui doivent (devront ? ) y cohabiter. Et en particularité le vélo, moyen de transport urbain promis à un bel avenir.

Et cette rue, c’est la rue de Hesbaye. Artère à sens unique, large, aérée qui permet souvent, des vitesses automobiles excessives. Cette rue part du carrefour de Fontainebleau (de la rue Sainte-Marguerite, en fait, car le petit bout en arc devant la miroiterie en fait partie), et se termine rue Eugène Houdret, dans un carrefour assez complexe qui constitue le bas de la « côte d’Ans ». Ce carrefour, constitué de la rue Oscar Remy, rue de Hesbaye, bas de la rue Walthère Jamar, et de la rue Sainte-Marguerite est un nœud assez important, garni de plusieurs commerces très actifs et importants pour notre quartier. Je l’appellerai donc ici, la « place Eugène Houdret », par facilité, mais aussi parce qu’après les modifications profondes que ce lieu va subir, il s’agira bel et bien d’une vraie place, avec son mobilier urbain, son éclairage, son aménagement spécifique et ses trottoirs larges.

En quoi consistent les travaux programmés déjà à partir du printemps ? Pourquoi cette rue ? En fait, Liège a été reconnue par la région wallonne comme ville pilote, dans le cadre du plan « Wallonie cyclable ». De ce fait, une série d’aménagements ont été programmés et déjà réalisés partiellement pour coller à un schéma de cheminements cyclables cohérents. (Carte téléchargeable ici : http://www.liege.be/telechargements/pdf/mobilite-1/velo/cartereseauwalloniecyclable.pdf)

Notre quartier va donc bénéficier (entre autres) d’une modification et d’une sécurisation de la traversée piétonne et cycliste de Fontainebleau, d’une rénovation de la piste cyclable qui surplombe la rue Louis Fraigneux. Et donc, également, d’une grosse refonte de nos habitudes rue de Hesbaye et place Eugène Houdret, qui sont, en fait, la « ligne 6 » du plan cyclable.

La rue de Hesbaye va recevoir des modifications de surface. Sans altérer le nombre de places de stationnement excessivement, les quais d’embarquement des bus vont être revus, et une piste cyclable sécurisante va être installée de chaque côté de la rue. Les vélos pourront donc descendre ou monter la rue.

La piste cyclable descendante, sera séparée des voitures en stationnement sur le côté gauche par une berne n’entravant pas l’ouverture des portières, mais évitant le stationnement intempestif desvoitures sur la piste cyclable. La piste cyclable montante, dans le sens de la circulation, se situera entre les voitures en stationnement et la voie de circulation, dans le même sens.

Une inquiétude légitime des riverains concernant les places de parking « riverains » a été signalée lors des réunions de concertation, et il a été noté qu’elles devront être revues par les services de police, de même que les zones de livraison ou les emplacements réservés aux personnes à mobilité réduite. Une attention particulière a été demandée pour la problématique entourant le site de Saint-Joseph.

Le bas de la rue constitue un carrefour entre les voitures venant de la rue Louis Fraigneux, la piste des bus (dorénavant aussi utilisée partiellement par les vélos traversant Fontainebleau), et le morceau de la rue de Hesbaye passant devant la miroiterie. Un réaménagement assez conséquent va marquer plus visiblement les traversées piétonnes, prioriser le passage des bus, permettre le stationnement légalement (aujourd’hui effectif malgré l’interdiction). Le feu rouge sera supprimé.

Cette nouvelle configuration devrait entraîner un apaisement de la vitesse des véhicules en entrée de rue.

Enfin, la place Eugène Houdret, le haut de la rue, va vivre une refonte complète. Il s’agitprobablement de l’aspect le plus impressionnant de ces travaux qui agissent ici en profondeur. Elargissement des trottoirs, pots ornés d’arbustes, nouvel éclairage (un point que les services de l’urbanisme ont ajouté à leur liste suite aux revendications des riverains)…

Les voitures en provenance de la rue Walthère Jamar entreront dans un environnement totalement repensé, leur indiquant clairement qu’un ralentissement est nécessaire (de plus, nous espérons qu’un avertissement « 30 k/h » en amont soit imposé). Les cheminements vélos seront marqués clairement, ou canalisés. Des emplacements de stationnement en épi seront créés. Une bande « neutre » permettra les arrêts pour livraison, et la situation par rapport au premier projet (zones de livraison, emplacement bus, dangerosité du stationnement en épi) devrait être repensée en y adjoignant une bande « tampon » supplémentaire. Attraper son journal au passage, ou acheter son médicament en urgence ne devraient donc pas poser de problème…

Une autre crainte des habitants était la répercussion possible sur les rues adjacentes, risquant de voir encore augmenter leur fréquentation et les « stationnement ventouses ». Les services de la ville ont noté cet aspect, et devraient transmettre leurs remarques aux services de police, en charge des places « riverains » et des aspects de circulation routière.

Certains passages pour piéton (rue Mabiet, …) proches des futurs travaux, deviennent franchement dangereux. Le contraste sera en effet saisissant entre les anciennes rues, et les nouveaux aménagements, particulièrement pour les personnes malvoyantes. De nouveau, les services en charge ont clairement noté la problématique.

La liste des remarques des riverains fut assez longue, mais constructive. Elle fut communiquée aux services de l’urbanisme conformément aux réglementations en vigueur. D’ici peu, la ville devrait communiquer le résultat de ces modifications, sans passer par une nouvelle enquête publique. En effet, selon le fonctionnaire délégué de la région Wallonne, les modifications proposées par rapport au schéma initial ne sont pas suffisamment lourdes pour le justifier et ainsi risquer de retarder les travaux.

Sans aucun doute, l’aspect du haut de notre quartier va changer du tout au tout en cet endroit, et la qualité de vie devrait en tirer de fameux bénéfices. Normalement, les travaux devraient commencer rapidement, et les plus lourds d’entre eux devraient avoir lieu l’été (place Eugène Houdret), sans couper la circulation. Gageons que cela soit le début d’une série de rénovations positives pour notre quartier…

PS : Au moment où je recopie cet article écrit il y a un mois, j’apprends que la communication boiteuse de la ville rend à nouveau le message brouillé pour le quartier. Une partie seulement des modifications serait actée, aucune info concernant les modifications dans les lignes de bus durant les travaux n’est publiée. Pourtant, les travaux commenceraient en Août…  Dommage, non ?

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Autour de Saint-Joseph, CHC – Quartier Sainte-Marguerite, un parking progressif ?

Me promenant en cette fin de journée au soleil hésitant, je suis passé rue de la Légia (carte avec relevé). Vous savez ? Cette rue déjà très abîmée par des travaux provisoires du CHC, ou du parking « temporaire » qui est là depuis plus de 20 ans….

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On sait ce quartier déchiré par la voie rapide de Fontainebleau, et son avenir assez sombre si aucune solution ne se dessine lors du départ de l’hôpital Saint-Joseph. De plus, le fait que le projet de mobilité liégeois et de son tram néglige totalement l’axe transversal, risque fort d’accélérer la faillite d’un quartier pourtant dense, et plein de possibilités. Si néanmoins, on ne les gâche pas en acceptant du provisoire rendant bien difficile une reconversion demain.

Quelle ne fut donc pas ma stupeur en lisant cette affiche, sur ces bâtiments : DSC_0105    DSC_0129DSC_0130Rue de la Légia, (le gros bâtiment et le petit à côté), et à l’arrière du bloc de maison, rue de Hesbaye, un bâtiment assez large, créeraient un grand espace une fois rasés, recouvrant cours et jardins, destiné à voir venir …. un parking provisoire.

Quel joli projet ! Donc, puisque rien n’émerge dans le paquet de projets liégeois pour dynamiser ce coin de ville, les investisseurs, dépités, décident de raser ; les commerçants de fermer, et les riverains de quitter Liège pour des cieux plus agréables….

Car il y a un réel danger. Les petits terrains qui séparent les rues meurtries de l’autoroute urbaine, ont été vendus à des particuliers qui y ont construit un garage, ou un parking, rendant bien difficile une éventuelle reconversion de ces zones. Et aujourd’hui, certains ont l’air d’avoir bien compris que le tram et la nouvelle mobilité vont transformer le quartier en voie d’accès au centre ville, et espèrent pouvoir au moins rentabiliser leur bâtiment condamné, faute de projet, en le transformant en gravillons….

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Rue Bagolet, Rue de Mons… Un quartier enclavé ?

Pas loin de Burenville, au-dessus du quartier Sainte-Marguerite, existe un petit quartier assez dense, qui contient quelques entreprises, un garage, un Hôtel…    et un accès d’un seul côté (rue de Mons/Bagolet).

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L’entrée du quartier par la rue Jules Laminne, au niveau de l’hôtel « Campanile » a été totalement fermée. Par sécurité ?  (pourtant, la rue Jules Laminne est une voirie urbaine, tout ce qu’il y a de conventionnelle…) Par intérêt privé ? (la quiétude des visiteurs de l’hôtel ? ) . Allez savoir…

Toujours est-il que ce quartier est totalement coincé entre la queue de ce qui est encore considéré à tort comme une voix rapide, une bretelle d’autoroute (vous savez ? Celle qui possède tout le long une piste cyclable débouchant sur un rond-point infernal), et le chemin de fer.

Piétons, ou vélos, sont contraints d’accéder à leur quartier par une voie rendue dangereuse, faute d’aménagements, et de possibilités. Un seul trottoir venant de la ville, pour y accéder…

Pourtant, l’avenue de Fontainebleau, la rue Bagolet (goulot) et la rue Jules Laminne pourraient, moyennant un peu d’aménagement provisoire, attendre en toute sécurité l’aboutissement du tant attendu « boulevard urbain » du quartier Sainte-Marguerite. Une piste cyclable, une nouvelle entrée pour la rue commerçante de Saint-Marguerite, un point vélo, …   auraient largement la place sur ces nombreuses bandes régulièrement entretenues sans raison.

Mais qui y croit encore ?

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Parc Astrid

En allant rendre visite au salon « Vert Bleu Soleil », le WE passé, je suis passé devant le parc Astrid..

Ce n’est qu’un exemple, mais j’ai déjà constaté que nos parcs sont parfois terriblement abîmés. Je ne parle pas de dégradations dues au temps, ou au manque d’argent alloué à l’entretien. Mais bien de dégâts dûs à la négligence, ou au manque de suivi simple.

Des allées totalement défoncées, des grillages dangereux et coupants, un patrimoine parfois à l’abandon.

Voyez plutôt : si le sport, c’est la santé, il faut encore avoir de bonnes chevilles pour éviter les entorses. Ou une fameuse dose de bonne volonté.

DSC_0063 Ceci est la piste d’athlétisme du parc Astrid…

 

Si réellement on ne veut plus l’entretenir, pouquoi ne pas en faire un terrain de cross officiel ? Car de toute évidence, ce qui a défoncé ce terrain, n’est pas fabriqué par une usine de chaussures de jogging…

 

 

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Le Tram, encore. Parce qu’il est grand temps. Demain, ce sera trop tard.

Eh oui. Le Tram…

« Encore » diront certains.  Moi je dirais simplement qu’on n’en a jamais parlé. Enfin, jamais là où le débat aurait dû avoir lieu.

Le gouvernement Wallon a (encore) reporté sa décision. (Merci Monsieur Antoine). Mais il faut dire que le projet désormais défendu par le gouvernement est assez pauvre, et va mener Liège droit dans le mur quant à sa mobilité. (Merci Monsieur Henry).

C’est même assez fou : on va signer Lundi (peut-être) au conseil communal un accord permettant à Liège… de ne plus avoir droit à la parole pendant 30 ans. Un partenariat Public-Public (Liège – SRWT ) vissant définitivement la main mise sur le dossier par les financiers de la SRWT via leur PPP (Partenariat Public Privé).  Cela a l’air complexe, comme ça, mais c’est en fait simple : plus aucune possibilité d’améliorer le projet à court terme. Le droit presque absolu pour le privé de faire ce qu’il veut sur la largeur du « GLO » (Gabarit Limite d’obstacle), soit pratiquement sur toute la largeur de la voirie tram englobant les quais, les trottoirs, ….

On est loin, très loin, de l’idéal « Big Bang » que certains nous décrivaient comme salutaire. En terme de big-bang, on va tout simplement couper certains quartiers de leurs accès au centre via la voiture, sans leur donner d’alternative. Un bus moins performant qu’avant, des voiries encombrées d’un nouveau trafic obligé désormais d’éviter l’axe du tram, des cul-de-sac, un passage continu de voitures venant de la périphérie et rejoignant le parking urbain en extension.

On ne parle plus de BHNS (bus à haut niveau de service), ni même de maillage urbain. On ne constate plus de volonté d’intermodalité, les arrêts bus étant désormais très éloignés de ceux du tram. (Pt d’Avroy, Guillemins…). On ne lit même plus sur les plans les pistes cyclables. Pire encore, le nouveau réseau de bus n’est même pas encore pensé.

Je risque de noyer le lecteur (courageux) si je devais mieux expliciter ce qui s’annonce être, si on continue, un fiasco. (Mot pesé et choisi).

Lisez plutôt cette conférence de presse. Ou au moins, sa conclusion. Eclairante.

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Quand le « todibonisme » léger contribue à une impression d’abandon…

Dans ma ruuuuue…..   dit une chanson.  Et c’est bien vrai : Dans ma rue, il y a des cinglés du jogging. Les amoureux du lèche-vitrine. Et des passants comme vous et moi …

Et des habitants, aussi…

Et sur un peu plus de cent mètres, dans cette rue (qui n’est pas la pire, loin de là) l’œil de ceux-ci tombe sur des images pas très agréables. Pas forcément graves, ces petits constats contribuent néanmoins fortement à un gros malaise. Celui de se sentir négligé, pas écouté.

Oh, le voisin, il ne demande pas grand chose. La voisine non plus, d’ailleurs, n’a pas d’exigence particulière. Ils ne demandent pas la lune, comme on dit. Un peu de peinture par ci, un panneau par là…

Mais aujourd’hui, se greffe un autre symptôme : la simple envie du travail bien fait. Le « todibonisme » (terme délicieux piqué à un ami, et qui fait sourire @didlg :)) à la liégeoise dépasse en peu l’entendement. Et cela contribue si fort au sentiment d’appartenir à un quartier abandonné, qu’il en devient urgent de faire quelque chose. C’est simple, et cela peut rapporter (politiquement ou simplement respectueusement) gros…

DSC_0058 Cette négligence, car il s’agit de cela, peut être un chantier mal balisé, ou mal terminé. (ici, un trottoir initialement en excellent état).

DSC_0055Ou, comme ici, se révéler par un début prometteur (on a enlevé une vieille cabine téléphonique délabrée), qui se transforme en bourbier ou dépotoir (selon le jour de la semaine) . Là, se croisent les passages protégés pour piétons….

DSC_0054 Au début de la rue, un aménagement « provisoirement presque définitif », heureusement nettoyé le jour de la photo.

DSC_0056 Et enfin, plus grave, une cabine « danger de mort » dont la serrure est cassée depuis des années, que l’on retrouve régulièrement ouverte et désormais fermée d’un mince tour de toile isolante….  (hier, ses barres de cuivre que je suppose électrifiée, étaient à portée de mains…).

Bien sur, on pourrait penser qu’il a fallu chercher. Ou que ceci est récent. Pas vraiment. Certaines de ces photos auraient pu être tirées il y a quelques années…  Et je n’y pas ajouté des photos de chantiers mal balisés. Toutes ces photos sont du jour…

Futile, direz-vous ? Léger par rapport aux enjeux urbanistiques à venir, par rapport aux monuments, et défis relevés ? Je ne pense pas.

Parce que dans ma rue, on ne demande pas la lune….

Quelques pavés, une serrure, ou une solution pour calmer le trafic. Simple, non ?

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